Les associations d’émailleurs

Bonjour, je voudrais vous parler des associations d’émailleurs.  Un jour, mon mari m’a offert un cadeau surprenant.  Il m’a inscrite à «The Enamelist Society», une organisation internationale consacrée à l’art de l’émail sur cuivre .  Je suis donc devenue membre en 2012 et j’ai renouvelé mon «membership» en janvier dernier. Ils ont accepter de publier un lien vers mon blogue.  Il y a sur leur site une grande quantités de liens d’artistes extraordinaires.  Jetez-y un coup d’œil, je vous en prie, vous verrez de belles choses.  En visitant leurs sites, je me suis dit que j’avais des croûtes à manger.  Il y a des gens qui dédient leur vie à l’émail et leur travail est inestimable.

Ce que j’apprécie beaucoup c’est qu’il m’envoient une publication chaque saison pour parler d’un rétrospective d’un artiste, de nouvelles techniques ou d’ateliers donnés tout au long de l’année par des artistes.  Les fournisseurs aussi annoncent leurs produits.

Je connais un peu moins l’Association Canadienne des Émailleurs mais je sais qu’elle veut remettre à jour sa liste d’émailleurs.  Elle prépare en ce moment une exposition qui s’intitulera  «Fire and Fusion». Ils font appel aux émailleurs canadiens dans le but d’exposer les artistes dits «classiques» et «innovateurs»  Ils pensent exposer une trentaine d’oeuvres variées.  Je devrais peut-être poser ma candidature et peut-être aussi un jour faire parti de cette autre association.

Ces artistes-peintre émailleurs uniques

J’aimerais vous parler des émailleurs que j’admire.  Lorsque je regarde une oeuvre je n’ai pas tout de suite un coup de coeur.  Je regarde d’abord la ou les techniques utilisées. Ensuite je découvre la maîtrise de l’artiste, la liberté de son geste.

Il y a deux semaines j’ai visité un brocanteur et il m’a montré un émail qui ressemblait à une icône de la vierge et l’enfant.   C’était une oeuvre de Marcel Dupond.  Cet artiste a introduit cet art au Québec  en 1948.  Il avait initié quelques personnes dont un Monseigneur.  Il utilisait plusieurs techniques: le découpage du cuivre, le martelage, la poudre humide et l’encre.  Je ne sais pas si c’est juste mais il faudrait que je vérifie ces informations.  Je l’admire parce qu’il était un précurseur.

J’ai découvert, lors de mon adolescence, Bernard Séguin-Poirier.  J’étais au Salon des Métiers d’art place Bonaventure et je suis restée bouche bée devant une de ces oeuvres.  J’avais déjà expérimenté l’émail sur cuivre et je voyais devant moi quelqu’un qui avait tenté de s’exprimer sur une surface immense.  Cela m’a fasciné.  Déjà, il se sentait limité par les fours à émaux qui nous limitaient à de petits formats.  Il avait émaillé plusieurs rectangles et les avait juxtaposés pour former un grand tableau.  J’ai tout de suite compris que cet artiste irait plus loin.  Souvent, lorsque j’ai le temps, je flâne aux Ailes de la mode et je regarde ses murales.  J’ai l’air d’une fan finie devant  ces immenses plaques émaillées.  Les couleurs sont magnifiques.  Le temps semble s’arrêter…

Je veux aussi vous parler de Claude Bérubé dont j’ai vu trois oeuvres complètement différentes.  Je comprends aujourd’hui la valeur de cet artiste.  Il a ouvert son école pour favoriser la diffusion de cet art. Il avait une formation solide acquise à l’École des Beaux- Arts.  Il était considéré comme un virtuose.  Il avait expérimenté plusieurs techniques.  Il jouait beaucoup avec les transparences alors que la mode était aux poudres opaques. Je possède une de ses pièces et lorsque la lumière du soleil y entre, c’est magique et merveilleux.

Je pourrais vous parler de Pierrette Leclaire qui pouvait émailler des vases ou d’immenses assiettes.  J’ai manqué son exposition “rétrospective” et je le regrette.  J’ai vu beaucoup de photos sur ses oeuvres mais ça ne rend pas justice à la beauté de ses créations.

Je pourrais vous parler de madame Françoise Bombardier, mon professeur, c’est une artiste de la perfection en émail.  La beauté de ses dessins, des dégradés de couleurs, ses cloisonnés, des fondus réussis à la perfection… me rappellent que je dois encore apprendre et encore travailler.

Bref, je pourrais continuer longtemps à vous parler de tous les émailleurs mais je n’ai pas pu admirer leurs créations.  Peut-être qu’un jour…

Biographie de l’artiste

Cours d’émaux sur cuivre avec l’artiste émailleur Ghislaine Chouinard vers l’âge de 11 ans.

Cours d’aquarelle suivis avec l’artiste Roy Garand.

Certificat en arts plastiques de l’UQAM.

Cours d’émaux sur cuivre suivis avec l’artiste peintre émailleur Françoise Bombardier depuis 6 ans

Participation aux expositions annuelles organisées par les loisirs Christ-Roi en collaboration avec la ville de Montréal.

Depuis mon enfance, je suis fascinée par l’émail.  Suite au cours de madame Chouinard, mes parents m’ont acheté un four et tout l’équipement nécessaire.  Seule, dans mon atelier, je fabriquais des bijoux que je vendais à mes camarades de l’école secondaire.  Puis 30 ans plus tard, j’ai entendu parler d’un professeur formidable, madame Françoise Bombardier.  Cette enseignante passionnée et dévouée nous montre que les techniques sont nombreuses et qu’on peut vraiment développer un style personnel.

Bonjour!

Mon premier billet de blogue! Je suis contente de commencer à bloguer.  Mon objectif est de vous faire connaître cet art qui est très ancien et très complexe.  Vous aurez des informations sur les techniques, les matériaux, mes oeuvres, mes expositions.  J’en profiterai aussi pour exprimer des opinions concernant tout ce qui touche le vécu d’un artiste, ses difficultés, ses grandes joies aussi etc…