Les pylônes électriques

Bonjour à tous!

J’ai voulu imaginer des pylônes électriques un peu plus jolis. Pourquoi les pylônes ne pourraient pas être des sculptures géantes portant une symbolique… un esthétisme…

Voici les étapes que j’ai suivies tout au long de la réalisation de ce tableau.  J’ai d’abord commencé par une couche de fondant. Puis au pochoir, j’ai saupoudré les formes des pylônes en noir opaque. Pourquoi la couleur noire? Parce l’Hydro-Québec coupe beaucoup d’arbres pour installer ces fameux pylônes. Cette compagnie peut raser de très beaux arbres sur le bord des routes aussi pour planter de nouveaux poteaux électriques. L’arbre noir représente un arbre coupé.

Pochoirs, photo 1

Cloisonné au fil d’argent et paillon d’argent, photo 2

 

Par la suite, j’ai travaillé sur des dégradés de couleurs: verts, jaunes et bleus.

Étape suivante, des motifs au fil d’argent ont été créés pour représenter des poutres stylisées. De petites formes rectangulaires sont tapissées de paillon d’argent. Comme vous le voyez, le troisième pylône n’est pas encore complété.

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Essai à l’ordinateur à partir de la photo 2

Pylônes électriques jazzés terminés

Lorsque le travail du fil et du paillon est terminé, il faut planifier les couleurs qui seront appliquées dans les formes tapissées de paillon d’argent. Donc j’ai eu l’idée d’utiliser l’ordinateur. J’ai pris une photo du tableau et j’ai ajouté des couleurs grâce au logiciel Word. J’ai pu aussi créer des effets de fils de lumière. Les possibilités sont infinies. Il a fallu faire un choix parmi toutes les couleurs que vous voyez sur cette photo

 

Les pylônes sont terminés…enfin!

Voici le résultat final (à droite). J’ai ajouté d’autres pylônes plus petits pour donner de la profondeur au tableau. C’est toujours difficile de photographier un émail sur cuivre. Il y a souvent des reflets.

Je critique Hydro-Québec mais je sais que les pylônes sont un mal nécessaire. Cette compagnie québécoise nous aide à mieux vivre et constitue une des bases de notre économie. On peut toujours rêver de pylônes «jazzés»…

 

Le calcin

J’ai enfin expérimenté la technique du «calcin» mais que veut dire ce mot? En émail sur cuivre on appelle «calcin» la couche calcinée du cuivre qui a été peu protégée par la poudre. Il se forme une couche noire à la surface du cuivre. Cette couche peut ensuite être émaillée avec des émaux opaques.

Dans ce tableau vous remarquez que les arbres sont en calcin. Il a donc fallu protéger la surface occupée par les arbres par des pochoirs et saupoudrer la couche de fondant tout autour de ces formes. L’opération délicate consiste à retirer les pochoirs sans déplacer la poudre. Lors de l’étape suivante, il s’agit de nettoyer correctement l’intérieur des arbres pour rendre le contour des arbres bien net. Lorsque tout est prêt, il faut saupoudrer une légère couche de fondant sur le cuivre nu et faire cuire. Comme vous le remarquerez dans la première photographie, le fondant n’est pas cuit à la perfection. Je ne maîtrise pas encore la cuisson du fondant français. Heureusement, la couleur dorée du fondant va s’améliorer au cours des prochaines cuissons.

Dans la photo de gauche, vous voyez que j’ai déjà travaillé l’écorce des arbres à l’aide de la technique de poudre mouillée en utilisant un bleu opaque. L’avantage de la poudre mouillée c’est qu’on peut aussitôt avoir une bonne idée du résultat lorsqu’elle est appliquée sur le calcin. Les taches vertes que vous apercevez sur le premiers arbre sont un essai de couleur fait avec de la poudre mouillée. Cet essai n’était pas convaincant. Plus tard j’ai pu utiliser une autre technique: le cloisonné au fil d’argent. Le fond de ce tableau est fait d’un dégradé de vert T-160 et de T-657 tout simple.

Forêt et lanternes lumineuses, émail sur cuivre

Forêt et lanternes lumineuses, émail sur cuivre

Écorce noire et poudre mouillée, émail sur cuivre

Écorce noire et poudre mouillée, émail sur cuivre

 

Maison de brique sous le vent

Maison-2

Détail de la porte

Maison-4

Détail de la fenêtre

 

Maison-1Chers lecteurs,Voici une façade de maison qui a pris plusieurs cours d’émail à réaliser. La difficulté la plus grande a été de représenter les briques et la pierre. Nous avons dû repenser la couleur des briques plusieurs fois. Nous avons utilisé des poudres opaques et des opales. La partie facile fut de faire les fenêtres et la porte en cloisonné.Vous pouvez dénombrer plusieurs techniques; le cloisonné, l’encre et la poudre mouillée. La technique du pochoir a été très utile pour dessiner les briques, les nuages et les herbes au premier plan.

 

 

 

Exposition d’œuvres d’émail sur cuivre de plusieurs émailleurs

Les loisirs Christ-Roi organisent le Festival Culturel qui aura lieu les 2 et 3 mai prochain de 10h00 à 16h00.  Lors de cette exposition vous pourrez admirer les résultats du travail accompli par les élèves du cours d’émail sur cuivre de Françoise Bombardier ainsi que ceux des élèves des autres cours; poterie, peinture, photographie, dessin.

Si vous voulez voir ce qui se fait et si vous êtes intéressés à peut-être suivre des cours d’émail sur cuivre, voilà une bonne occasion de venir nous rencontrer.  Cette exposition se fait en toute simplicité dans le sous-sol de l’église Christ-Roi, située au 9485 rue Berri, Montréal.  Entrée gratuite.

J’y exposerai quatre de mes œuvres mais je vous assure que les émailleurs ont tous un style propre à eux.  Vous verrez que l’émail sur cuivre est un art bien vivant et qu’il est sorti du placard poussiéreux où l’on tentait de le ranger.

À vous de découvrir!

Les associations d’émailleurs

Bonjour, je voudrais vous parler des associations d’émailleurs.  Un jour, mon mari m’a offert un cadeau surprenant.  Il m’a inscrite à «The Enamelist Society», une organisation internationale consacrée à l’art de l’émail sur cuivre .  Je suis donc devenue membre en 2012 et j’ai renouvelé mon «membership» en janvier dernier. Ils ont accepter de publier un lien vers mon blogue.  Il y a sur leur site une grande quantités de liens d’artistes extraordinaires.  Jetez-y un coup d’œil, je vous en prie, vous verrez de belles choses.  En visitant leurs sites, je me suis dit que j’avais des croûtes à manger.  Il y a des gens qui dédient leur vie à l’émail et leur travail est inestimable.

Ce que j’apprécie beaucoup c’est qu’il m’envoient une publication chaque saison pour parler d’un rétrospective d’un artiste, de nouvelles techniques ou d’ateliers donnés tout au long de l’année par des artistes.  Les fournisseurs aussi annoncent leurs produits.

Je connais un peu moins l’Association Canadienne des Émailleurs mais je sais qu’elle veut remettre à jour sa liste d’émailleurs.  Elle prépare en ce moment une exposition qui s’intitulera  «Fire and Fusion». Ils font appel aux émailleurs canadiens dans le but d’exposer les artistes dits «classiques» et «innovateurs»  Ils pensent exposer une trentaine d’oeuvres variées.  Je devrais peut-être poser ma candidature et peut-être aussi un jour faire parti de cette autre association.